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Luor
Luidius M.U.S.H.A. / Aleste
PC Année : Testé par Tous les articles de Jelex
Editeur : Clement Willay Dernière màj. le 26-03-2012
Un joueur
Scrolling Vertical










Pourquoi ce titre? : En référence au fait que vous incarnez la lumière et que vous affrontez les forces de l’ombre (ou des ténèbres, c’est selon).

Développé en une année par Clément Willay assisté par diverses personnes en cours de route, Luor est un shoot’em up freeware 100% français conçu au moyen du logiciel Multimedia Fusion 2. Il s’agit d’un logiciel permettant la création de jeux ou d’applications sans nécessairement posséder un bagage technique étendu. Ce shoot’em up a ainsi pour but de démontrer la possibilité de développer un jeu de qualité sans être un crack de l’informatique ou un expert technique. Pari réussi envers le grand public et la communauté des développeurs car lors d’un échange de courrier électronique avec votre serviteur, Clément Willay a statué que : « Le logiciel que j'ai utilisé pour faire ce jeu a eu une sacré renommé grâce à moi en France, et de nombreux programmeurs en herbe sont venus m’assaillir de questions ! ». Qu’en est-il de l’attrait du titre pour les joueurs un peu plus exigeants ?

La première chose qui frappe lorsqu’on lance le jeu pour la première fois, c’est la patte graphique du titre. Epurée voir minimaliste, mais néanmoins très réussie, celle-ci retranscrit à merveille l’idée du développeur de réduire l’aspect technique à son minimum. Il en est de même pour les musiques, très atmosphériques et produites par différents artistes, celle-ci s’accordent très bien ensemble et épouse à merveille les graphismes choisis.
Vous incarnez donc un vaisseau blanc qui représente la lumière, et combattez des ennemis noirs : les ombres ou les ténèbres, comme voulez. Un seul vaisseau disponible donc, et pas de choix d’armement. Vous possédez en tout et pour tout un tir upgradable à 5 niveaux, un tir chargé pour éliminer les ennemis les plus féroces ou faire un trou dans une masse de petits vaisseaux, ainsi que 3 ou 4 bombes par vies (le jeu octroie une bombe supplémentaire par vie dans la deuxième moitié du jeu et vous refait le plein en début de stage). Notez que la bombe élimine l’ensemble des tirs et des vilains. 3 vies sont à votre disposition pour venir à bout des 8 stages du jeu.

8 stages, mais 4 boss, pourquoi ? Les stages sont en fait liés deux par deux, chaque paire possédant un background graphique analogue et une difficulté semblable. On parcourt ainsi cet univers en tirant sur tout ce qui bouge et en ramassant des orbes de lumières lâchées par les vagues ennemies. Celles-ci permettent d’upgrader son tir qui dans un premier temps est uniquement frontale mais permet ensuite de tirer sur les cotés et même en arrière et en diagonale pour les dernières améliorations. Le tir ne fait pas seulement office de force destructrice supplémentaire mais également de bouclier. En effet, chaque tir ennemi reçu vous supprimera un niveau d’arme jusqu’à ce que vous retombiez au niveau 1, votre barre de vie prendra alors le relais et la mort survient au bout de 3-4 hits.
En plus des vagues d’ennemis de base, vous croiserez des méchants plus gros au motif de tirs circulaire. D’autres encore vous attaqueront à coup de laser destructeur. Esquive impérative sur ces derniers, car le jeu n’accorde pas de recovery en cas de hit, et que se prendre un laser ennemi de plein fouet signifie souvent le décès immédiat. N’ayez crainte cependant, votre tir chargé permettra d’anéantir ces vaisseaux imposant en moins de deux. Dans les niveaux avancés du jeu, vous pourriez être amené à lâcher une ou deux bombes pour supprimer les ennemis à têtes chercheuses, selon le niveau d’armement à disposition. Il vaut mieux nettoyer l’écran plutôt que de slalomer entre les tirs et se faire toucher bêtement par ces véritables pots-de-colle.
Venons-en aux boss. Très faciles, trop faciles même, ceux-ci ne représentent en rien un obstacle vers la victoire finale. Seules les dernière formes des boss 3 et 4 peuvent surprendre à la première partie, les pauvres devront en profiter car ils auront vite fait de se faire démonter par la suite.

C’est tout le problème du jeu d’ailleurs, on est surpris par une ou deux phases de gameplay la première fois, puis tout devient simple, car on nous renvoie inlassablement les mêmes ennemis, dans la même disposition, qui balancent les mêmes tirs au même moment! Les seules différences résident dans l’espacement de ses vagues et la longueur de la séquence de tir ennemie (exemple : un ennemi lancera une ligne de 6 balles au lieu de 3 dans les niveaux avancés, mais avec exactement le même motif). Ainsi, le stage 8 n’est pas très différent du stage 3, si ce n’est 2-3 ennemis suicides et le fait que les vagues arrivent en même temps au lieu d’être espacée de 20 secondes.

Ce dernier point est sans nul doute exagéré, mais cela traduit le manque de rythme énorme du titre ! Certes, les partis-pris graphique et musical sont très réussis mais participent finalement à faire de ce titre un shoot’em up très mou. Il en va de même pour la vitesse des ennemis et de leurs tirs. Seule la musique de boss rehausse un peu le tempo mais sur l’ensemble de jeu, apprêtez-vous à bailler quelques fois. A de très rares occasions, vous verrez votre écran se remplir d’ennemis munis d’un laser mortel. Le hic, c’est que ces sections vous offrent avant même l’arrivée des ennemis un power-up d’invulnérabilité! A moins de jouer le score, il s’agit d’un non-sens absolu.

La difficulté, comme évoqué précédemment, n’est pas au rendez-vous et l’on a vite fait de se rendre compte que le principal danger, c’est nous-mêmes. A moins d’être un habitué du jeu au clavier (ou d’utiliser un autre type de contrôleur), il est aisé de se prendre quelques balles en tentant de corriger la trajectoire du vaisseau pour la simple et bonne raison qu’il se déplace beaucoup trop vite par rapport au reste des éléments présents. Impossible par exemple de suivre le mouvement ou de se faufiler avec élégance dans un motif. Il est indispensable de procéder par à-coups, malheureusement, cela ne suffit pas à éviter tous les accidents. C’est d’autant plus frustrant que les espaces sont parfois énormes et les motifs de tirs facilement lisibles. Les éléments de décors sont inexistants et c’est tant mieux car zigzaguer aurait été pénible. De même, entrer en collision avec la plupart des types d’ennemis n’est pas éliminatoire, certainement un choix de gameplay visant à adoucir la difficulté pour les néophytes. Il n’y a donc pas lieu de céder à la panique, le jeu étant au final très peu punitif en nous octroyant des power-up d’armes à foison. Un meilleur équilibrage dans la vitesse de notre engin aurait toutefois été plus appréciable. Vous l’aurez compris malgré ces quelques défauts de pilotage et à moins d’être un manchot du clavier, il ne vous faudra pas plus que 2-3 parties pour venir à bout du mode principal. Il reste de plus possible de relancer la partie au dernier stage atteint.
Il est très clair que Clément Willay n’avait pas pour but d’insuffler un esprit de progression par l’échec au sein de son titre, ni de le compliquer inutilement. Le système de score s’en trouve ainsi archi-classique : chaque vaisseau détruit vous rapporte un certain nombre de points, variable selon le type d’ennemi. Les plus gros accordent plus de points, sauf qu’ils sont rares et qu’il est en fin de compte facile d’en abattre la plupart dans un stage. La différence entre deux bons joueurs se fera ainsi sur le taux de destruction des petits ennemis et la propension à utiliser ou non les bombes, qui infligent un malus de 100 pts.

Un système alternatif de scoring est mis en place dans le mode « Boss Killer », qui n’est autre qu’un boss rush se jouant à une seule vie et 4 bombes. Il se débloque une fois le dernier stage terminé. Dans ce mode, chaque partie de boss détruite vous ramène des points, mais le temps vous en supprime! Il faut donc éliminer ces derniers le plus vite possible. Cerise sur le gâteau, il est possible de se frotter à un true last boss corsé qui n’est accessible que dans ce mode.

Et pour ceux qui auront expédié ces modes en moins de deux, il reste quoi ?, me direz-vous. Et bien Clément Willay a eu la bonne idée d’inclure un stage caché et difficile à son jeu : le « Secret Dark Level ». Et ici accrochez-vous ça pète de tous les côtés! Les mises en situations délicates sont légions et il faudra vous y reprendre plusieurs fois pour y voir le bout, une utilisation intelligente des bombes en étant la clé. Pour accéder à ce niveau secret, cliquez tout en bas à droite de l’écran titre mais avant cela, pensez à passer en « Low Details » afin de supprimer quelques effets visuels mais gagner en visibilité.
Profitons de ce point pour aborder brièvement les options...ou pas! Ces dernière étant inexistantes en dehors du choix du niveau des détails et de la possibilité de jouer en plein-écran (à éviter, le ratio aplatit alors l’ensemble des visuels).

Notez que depuis 2010 et une mise-à-jour majeure du titre, il est possible de créer un compte et de partager son score sur les rankings online. Il existe un classement pour chaque stage ainsi qu’un classement qui cumule vos résultats obtenu dans les différents modes.
Au final, Luor est un jeu intéressant, beau, mais trop mou et redondant pour donner envie de s’y replonger. On peut s’imaginer ce titre comme une sorte de remastering personnel de Galaga Legion, l’action frénétique en moins. Mention spéciale à la réalisation sans faille de la part du développeur qui a remplit son pari. Quoi qu’il en soit, allez jeter un coup d’œil au trailer et qui sait, peut-être que Clément Willay vous aura donné envie de vous mettre à développer votre propre shoot’em up au moyen de Multimédia Fusion 2.
PS :
- Le jeu est disponible sur le site officiel :site officiel . Un formulaire de contact est disponible si vous désirez contacter le développeur
- Le logiciel Multimedia Fusion 2 a été conçu par le studio Click Team. Plus d’informations à  : cette adresse.

Graphisme : Epurés, minimalistes mais très soignés et modernes. Le design et l’impression graphique générale ne sont pas sans rappeler les versions les plus actuels des classiques comme Space Invaders ou Galaga Legion.
Son : Très atmosphériques et parfaitement adaptée à l’univers du jeu, la musique plaira moins aux habitués de music techno ou rock’n’roll.
Avis du testeur :
6/10
7 votes, moyenne pas encore calculée
na/10
Vos commentaires sur Luor ( Ajouter un com)
, le 27/03 à 14:08 : Superbe jeu, bonne continuation mec ! ;-)
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