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Ajout de la critique de Raiden V par Shadow Gallery.

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Aka to Blue
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Editeur : Tanoshimasu Dernière màj. le 07-09-2017
Un joueur
Scrolling Vertical






Pourquoi ce titre? : En japonais AKA signifie la couleur rouge. Rouge et bleu donc en référence à la couleur dominante des deux protagonistes du jeu.

Avant de rentrer dans le vif du sujet profitons de la sortie de ce nouveau danmaku pour dresser un bref état des lieux des shoot’em up sur smartphones.
Le shmup sur nos incontournables téléphones tactiles et tablettes poursuit son évolution non sans quelques péripéties et se trouve probablement à un tournant de son histoire. Miné en grande partie par le modèle économique free to play et sa farandole de bandeaux publicitaires et autres micropaiements plus ou moins agressifs, c’est surtout l’éditeur Mobirix qui dans ce domaine s’attèle à récupérer un catalogue de shmups qu’on ne présente plus à travers notamment la célèbre série des Strikers 1945. Dans le même temps Cave continue de bichonner sa poule aux œufs d’or Mahou Otome un autre free to play alors que certains titres disparaissent des stores comme Shikigami no Shiro qui pourtant était payant ou l’éphémère free to play Psyvariar Reassemble qui n’aura survécu que quelques mois.
Taito quant à lui ressort certains hits qui firent la gloire des consoles 32-bits comme les Rayforce et Raycrisis avec des portages fidèles à l’arcade tout en restant soucieux de s’adapter aux spécificités du tactile.
Pour autant le shmup sur tactile est-il entrain de disparaitre ? Il faut croire que pour certains transfuges du célèbre studio Cave il n’en est rien.

Aka to Blue un shoot’em up vertical développé sous Unity déboule donc en plein mois d’aout sur les boutiques dématérialisées Google play et AppleStore nippones avec au menu comme indiqué plus haut, le choix entre deux vaisseaux rouge et bleu.
Le premier qui balance un tir évasé en rafale sera sans doute le plus confortable pour aborder sereinement le jeu et espérer ainsi se frayer un chemin dans un déluge de balles qui très rapidement va s'intensifier à partir du stage 2. Le second vaisseau réservé aux joueurs adeptes de challenge plus corsé envoie un tir plus resserré et un peu plus puissant ce qui rappelle partiellement l'équilibre de puissance que l'on trouve entre le type A et le type B d'un Ketsui.
Pas de power up au fil du run ni d’ailleurs aucun autre item se baladant à l’écran. Les tirs uniques envoyés automatiquement au moindre déplacement du vaisseau ne varient d’un iota à aucun moment ce qui est un choix plutôt pertinent pour un titre smartphone de ce calibre laissant ainsi au joueur tout le loisir de se concentrer pleinement sur l’esquive et la gestion de la bombe. Toutefois ces deux tirs de base semblent un peu faiblards pour quiconque s'est habitué aux larges éventails bien nourris façon Cave et assimilés, comme s’il manquait un ou deux paliers de puissance avant d'arriver au max.

Mais le principal attrait d'Aka to Blue réside dans son excellent système de défense qui deviendra par la même occasion une redoutable attaque. Concrètement à chaque ennemi abattu vous récolterez des étoiles de valeur variable à la manière de Dodonpachi Saidaioujou (le sprite des médailles est d'ailleurs quasi identique). Chaque destruction d’ennemis remplira un peu plus une jauge baptisée « Exceed charge » divisée en 5 niveaux.
Si pour les deux premiers paliers votre défense se réduira à un champ de force limité par sa portée qui annulera les attaques à proximité de votre vaisseau, vous pourrez compter avec un peu plus de patience et d’endurance sur un champ de force très puissant qu'il sera bon d'envoyer sur certains gros ennemis et mid- boss afin de générer un maximum de grosses médailles et pratiquer du même coup l'art du cancel salvateur.
Et ce ne sera pas du luxe !

Aka to Blue est dur, étonnamment dur pour un titre sur smartphone et résolument orienté scoring et survie.
Tout l'intérêt du titre est là : l'utilisation d'une smart-bomb intelligente qu'il faudra utiliser à des moments clefs bien sentis.
Ce système de smart-bomb qui jongle entre attaque et défense sera aussi l'occasion de pratiquer « l'instant refill » conditionné bien sur par votre talent et la destruction d'ennemis les plus généreux en médailles. A chaque fois que vous déclencherez un Exceed charge tous les obstacles que rencontrera le bouclier sur son chemin renverront vers votre aéronef de nombreux faisceaux verts qui rempliront rapidement votre jauge. Cette action répétée avec stratégie sera synonyme de bouclier opérationnel en quasi continu.
Une fois que la partie est bien entamée s’installe alors un jeu de vases communicants entre destructions opportunes (par exemple juste avant la mort d’un gros ennemi) et une moisson de médailles pour générer un max de points.

Chose étonnante pour un danmaku d'aujourd'hui il est impossible de paramétrer un quelconque niveau de difficulté dans les menus du jeu. Aucune possibilité de continuer, à priori aucun extend. On a vraiment l'impression de se retrouver devant un pur jeu d'arcade pcb bien verrouillé et c’est tant mieux en un sens car vous serez dans l‘obligation d’accomplir une partie propre et millimétrée si vous voulez atteindre la fin du jeu. Le vice est poussé jusqu'à la sauvegarde même du score qui n'est effective qu’à la seule condition d’achever un stage.
A noter qu’entre chaque stage (5 au total), le compteur de vie bloqué à 2 se réinitialise. En effet à l’instar d’un Raiden V votre vaisseau peut être touché mais il n’explose pas.
Aka to Blue ne fait aucune concession et propose une expérience hardcore étonnante pour un tel support.
Si les deux premiers stages se traverseront sans trop de difficulté les choses sérieuses commenceront à partir du 3ème ce qui le rapproche définitivement de la courbe de progression d’un shoot’em up Cave.
À l'instar d'un Ketsui la pression est omniprésente. C’est le jeu qui dicte sa loi et chaque passage compliqué passé avec succès sera une petite victoire avant de faire face presque aussitôt à un nouveau mid-boss ou un boss « à tiroir » dont chaque séquence sera l'occasion de tester une nouvelle phase de patterns bien serrée qu'il faudra se résigner à mémoriser au fil des parties pour entrevoir un semblant de progression. Tout ceci sans le moindre slowdown ! Aka to Blue se joue à vitesse égale de bout en bout, c’est à prendre ou à laisser.
Question habillage et rythme là aussi les choses ont été grandement soignées, ça saute à la figure.
Un univers mécha-militaire convaincant qui fait place à des armadas d’ennemis sans temps mort ce qui au passage sera pratique pour optimiser une chaine de destruction également présente dans le titre.
Les décors en 3D précalculés eux aussi font leur petit effet même si bien sur on sent que se profile une limitation du support. Ils servent dans tous les cas une action intense à base de rotations, scrolling latéraux et accélérations dans la veine des Bullet Soul ou Eschatos et cela fonctionne très bien.


Vendu sur les plateformes japonaises appleStore et googlePlay au prix de 960 yens, (soit environ 7€) autant vous le dire sans détour : il les vaut largement.
Toutefois certaines features devenues élémentaires manquent à l'appel comme un mode plus abordable et surtout la possibilité de réduire la surface de jeu afin de créer une zone morte. En effet le jeu étant exigeant et ultra précis au niveau des collisions, il peut arriver de perdre stupidement une vie pour cause de boulettes masquées par le doigt… Dur à encaisser lorsque l'on affronte avec son ultime point vie un boss bien retors qui vous envoie en pleine figure un pattern qui vous quadrille à 360 degrés en moins de deux.
Malgré ces quelques petits bémols Aka to Blue séduit et rend nostalgique. Séduction car s’il ne brille pas par son originalité il est sacrément efficace, consistant et extrêmement plaisant à jouer.
Nostalgique car il renvoie directement avec un joli clin d'œil à cette époque bénie pas encore trop lointaine où le danmaku de haute volée inondait l'arcade et les consoles pour notre plus grand plaisir.
Ce titre qui malheureusement est pour l’heure coincé sur nos smartphones résonne aussi avec une pointe de frustration. Aka to Blue à clairement l'étoffe d'un jeu d'arcade dans la veine des meilleurs bullet hell shooters mais il est plombé par la double peine d'une localisation exclusive japonaise (ce qui peut s'expliquer par la narration nippone inGame des deux héros que l’on peut désactiver dans les options) ainsi que les contraintes de jouabilité inhérentes au support.

Heureusement il semble qu’une localisation occidentale soit programmée sur les stores smartphones en attendant espérons le, qu’il bénéficie un jour des ajustements et enrichissements qu’il mérite pour continuer sa vie sur nos consoles, PC et pourquoi pas l’arcade puisque c’est de là en définitive qu’il puise toute sa bonne énergie.

Graphisme : Un visuel global d’excellente facture et un choix des couleurs intelligent. Même si l’écran est souvent inondé l’ensemble reste lisible.
Son : Musique pop-rock dans la plus pure tradition japonaise qui fait bien le boulot mais pas inoubliable. Bruitages très réussis.
Avis du testeur : Shadow gallery
8/10
Avis de 2 visiteur(s), moyenne : 8.5
9/10
Vos commentaires sur Aka to Blue ( Ajouter un com)
, le 07/10 à 23:16 :
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